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Entre mer et montagne, le charme d'une ancienne ferme restaurée où bois et pierre se marient pour vous offrir l'authenticité et la chaleur du pays Basque.

Ihartze-Artea avec la Rhune en arrière plan (1900)

IHARTZE-ARTEA est une authentique ferme labourdine du XVIIème siècle (la Labourd est une des sept provinces basques).
Sa particularité est que la partie nord est à colombages et la partie sud est sans colombages (XVIIIème).
IHARTZE ARTEA signifie AU MILIEU DES FOUGÈRES en basque.
Cette maison est rapidement devenue un lieu de stockage de marchandises, souvent de contrebande (dentelle, cigarettes, alcool, etc...). Avant 1936, une partie de la maison (actuellement salle aux fresques) servait à faire sécher la laine jusqu'à ce que la laine australienne envahisse le marché français.
Cette salle ne servant plus, les jeunes Saratars ont demandé aux propriétaires de l'utiliser comme "maison pour tous". Tous les jeunes Saratars de l'époque y ont appris à chanter et danser. Certains même s'y sont mariés.
Puis, en 1936, de nombreux Basques réfugiés y ont été hébergés. Fils de grandes familles de Bilbao et de San Sebastian, intellectuels, ingénieurs, artistes, ayant fui Franco et son régime totalitaire. Ils se sont très bien entendu avec les locaux. Chacun apportait à l'autre ce qu'il n'avait pas : pour les Saratars, la culture, le folklore, etc.. Pour les réfugiés à manger et un toit.
"Sarako Isara" (Étoile de Sare), est né dans cette grande salle dans les années 30. C'est pour cela, que Gaspar MONTES ITURRIOZ (1901-1998), l'un des plus grands artistes basques (faisant partie des réfugiés), a décoré cette salle, créant ainsi une oeuvre dite monumentale (3 scènes distinctes du folklore et le blason originel de ce groupe folklorique qui se composait d'un choeur d'hommes et de femmes, d'un groupe de dans folklorique et d'une équipe de pelotari).
Si au cours de cette période se sont forgées de fortes amitié entre ces hommes et ces femmes, les Saratars n'ont cependant pas saisi, à l'époque, la force et la qualité de ce témoignage que leur a laissé ce peintre, déjà reconnu en Espagne, en Italie et bien sûr en France.
Cela représente une de ses dernières oeuvres puisque à peine exilé à Mexico en 1940, il y mourut dans un accident de tramway. Franco ne fit rien pour que l'oeuvre de ce dissident reste au premier plan.
En 1936 "erresoïnka", la plus belle chorale basque de tous les temps, financée par le gouvernement républicain basque en exil, répétait dans la salle aux fresques d'IHARTZE ARTEA. Cette chorale donna des représentations (chants et danses folkloriques) dans le monde entier.
Luis Mariano ainsi que la mère de Placido Domingo faisaient partie de cette chorale.

fresques
Choeur d'hommes Sarako Izarra chantant devant le fronton d'un village basque. Certains d'entre eux sont des réfugiés basques ayant fui le régime de Franco (1937).
fresque
Dans les années 30, La SARAKO IZARRA comprenait un choeur d'hommes, un choeur de femmes, une clique et un groupe de danses folkloriques qui répétaient dans une salle d'IHARTZE ARTEA.
Un artiste basque avait décoré l'endroit de fresques sur tout le pourtour, représentant la place du village de Sare avec la clique, puis un groupe de danseurs exécutant la danse du baton avec en arrière plan la ligne de crête de la Rhune. Sur un autre pan de mur, Jean Lemoine sur la cancha devant un public basque averti, appréciant à sa juste valeur le talent de ce pelotari saratar de grande renomée.
Enfin au dessus de l'entrée l'emblème de SARAKO IZARRA : le gant, la pelote et l'étoile.
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